J'ai voyagé au cœur de la culture issa à l'Alliance de Dire Daoua

 

L'Alliance éthio-française de Dire Daoua a mis la culture issa à l'honneur, samedi 4 février. Les spectateurs sont venus nombreux pour découvrir la danse et les chants de cette ethnie, que l'on retrouve en Ethiopie, à Djibouti, et en Somalie. Les plus téméraires ont même pu déguster du lait de chamelle, l'une de leurs spécialités culinaires. « C'est important de perpétuer la tradition des Issas, pense Adam Alalé Ali, ancien élève de l'Alliance éthio-française, qui assistait au spectacle. Il faut renouer notre amitié séculaire avec la France. » Laquelle remonte à la construction du chemin de fer franco-éthiopien.

La majorité des cheminots étaient d'ailleurs des Somalis, dont de nombreux Issas. Mais avant que ces derniers acceptent que les rails traversent leur pays, il y a d'abord eu « de longues discussions, raconte Adam Alalé Ali. À l'époque, la mentalité éthiopienne était très fermée. Des Issas ouverts d'esprit ont convaincu les autres » en vantant la nouveauté du chemin de fer, et la possibilité de partir de Djibouti le matin, et d'arriver à Dire Daoua le soir. Un trajet qui nécessitait jusqu'à six jours de marche.

« Un pas va traverser le pays issa », aurait dit l'un d'entre eux. Ce pas, c'était le rail. Le chemin de fer franco-éthiopien est aujourd'hui très vétuste, mais il reste le symbole du lien fort qui unit la France à l'Ethiopie.

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